SITE DE LA FAMILLE COSMAO DUMANOIR
 

Date de la dernière mise à jour : 22.03.2007
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EDMOND COSMAO DUMANOIR (1830 - 1894)

SOMMAIRE :

  1. Biographie
  2. Descendance

1. BIOGRAPHIE

Edmond Auguste Cosmao Dumanoir naquit le 15 juillet 1830, à Lorient, pendant que son père guerroyait du côté d'Alger. Il était le quatrième et dernier enfant de Louis-Aimé Cosmao Dumanoir (1783 - 1864) et de Mélanie Mancel (1791 - 1863).
À 18 ans, il fut reçu 33ème (sur 133) à l'École Polytechnique, après avoir préparé le concours d'abord à Lorient puis au collège Sainte Barbe (à Paris dans le Quartier Latin). Sur sa fiche de l''École Polytechnique, il est décrit ainsi : "taille 1,64 m, cheveux châtains, yeux gris, front haut, visage ovale, menton rond" (pratiquement la même description que celle de son père Louis-Aimé).
En 1850, il sortit de l'École, mais son classement, dans les derniers de sa promotion, ne lui permit pas de choisir la Marine comme l'aurait souhaité son père. Il aurait pu faire l'objet d'une mesure de faveur pour intégrer malgré tout la marine, mais, par honnêteté envers lui-même et envers ses camarades, il renonça à bénéficier d'un passe-droit et se retrouva officier d'infanterie. Là encore, on lui proposa de rentrer dans la Garde Impériale, mais il ne le voulut pas, les contraintes et obligations d'une telle affectation ne correspondant pas ni à ses goûts et ni à ses idées. Cela impliquait notamment le célibat pour lequel il ne se sentait pas la vocation. Son refus lui valut, semble-t-il, de ne participer, ni à la campagne de Crimée, ni à la guerre d'indépendance italienne, ce qui ne favorisa pas sa carrière.
Sa première affectation, comme sous-lieutenant fut le 9ème Régiment d'Infanterie de ligne où il resta jusqu'en 1853 où il rejoignit le 18ème Bataillon de Chasseurs à Pieds. Il y fut promu lieutenant en 1854.
Il servit dix huit mois en Algérie, en 1856 - 1857.
En 1860 et 1861, il rejoignit le 103ème Régiment d'infanterie de ligne où il passa capitaine en 1861.
En 1862, il fut affecté à Rome (1), où il resta jusqu'à la fin de 1865, remplissant les fonctions de capitaine adjudant major (2), au 19ème Régiment d'infanterie de ligne.
Il revint ensuite en France, avec son régiment, où il servit dans les garnisons de Châlons, Mourmelon et Nevers. C'est alors qu'il fut désigné à nouveau pour l'Italie, en 1868.
Il décida alors de quitter l'armée, avec le grade de capitaine, après presque 20 ans de services. Il était très apprécié de ses chefs, pour son intelligence, son sérieux et sa distinction. Cependant, il semble qu'on envisageait pour lui plutôt la voie administrative que la voie commandement. En fait, jeune marié, il avait sans doute du mal à supporter la vie de garnison en France, avec ses fréquentes mutations, et aussi, sans doute, appréhendait-il la séparation qu'aurait entrainée l'affectation en Italie où il avait déjà passé presque quatre ans.
Ayant un moment envisagé de vivre de ses rentes à Lorient, au grand dam de sa jeune épouse, il y renonça et s'installa à Paris (dans le quartier de la République, à l'angle du boulevard Voltaire et de la rue Rampont) où, avec l'aide de son beau-père, il rentra à la compagnie d'assurance La Nationale où il exerça les fonctions d'actuaire (3). Il obtint une médaille d'or à l'exposition universelle de 1889 (cité par le Dictionnaire de biographie française - Librairie Letouzey et Ané - 1961 - on ne sait pas quel était l'objet de cette médaille, sans doute en rapport avec l'assurance).
Pendant la guerre de 1870 et le siège de Paris, alors que sa famille était réfugiée à Brest, il s'affilia à la "batterie de l'École Polytechnique" qui rassemblait d'anciens élèves et professeurs, mais dont le rôle dans la défense de Paris ne fut sans doute pas déterminant. On y discutait d'art, d'histoire et de littérature plutôt que de tours de garde.
Pendant la Commune en 1871, il dut se cacher pour échapper à la mobilisation décrétée par les insurgés.
Il mena ensuite une vie calme, paisible et routinière jusqu'à son décès, le 26 novembre 1894. Il est enterré au cimetière de la rue Carnel à Lorient (voir page de Louis-Aimé Cosmao Dumanoir).
Il était Chevalier de la Légion d'Honneur depuis 1864.

Notes :
(1) Depuis 1849, la France avait décidé de soutenir le Pape Pie IX en butte aux menées d'opposants à son pouvoir temporel qui l'avaient même obligé à quitter Rome en 1848. À cet effet, elle entretenait dans les États Pontificaux un contingent de troupes qui se heurta même avec succès à Garibaldi dans les années 1866 1867. Ces troupes restèrent jusqu'en 1870 où, compte tenu de la situation en France, elles ne purent s'opposer à la mainmise du jeune Royaume d'Italie sur les États Pontificaux, réduisant ceux-ci à la Cité du Vatican.
(2) L'adjudant major était un officier du rang de capitaine qui était chargé de l'instruction et de la discipline du corps. En cas d'absence, il pouvait remplacer le colonel ou le chef de bataillon.
(3) Les actuaires, dans les sociétés d'assurances, sont chargés de l'analyse des risques et de leurs répercussions tarifaires. Cette analyse nécessite la mise en œuvre d'outils mathématiques et statistiques d'un très haut niveau. À une époque où on était loin d'avoir les possibilités que procure aujourd'hui l'informatique, les actuaires étaient ainsi des mathématiciens émérites.

Edmond Cosmao Dumanoir

2. DESCENDANCE

Edmond épousa le 12 mars 1866 Marie Orcel (1843 - 1916), sa nièce à la mode de Bretagne, fille de sa cousine issue de germains Zélie Marie Victorine Bazoche (1819 - 1898) et d'Henry Edouard Orcel (1814 - 1894), polytechnicien, professeur agrégé de mathématiques. Il réalisait ainsi l'union des deux branches Cosmao Dumanoir et Cosmao Kerjulien, tant souhaitée par Julien Cosmao Kerjulien, l'arrière-grand-père de Marie. Tous les Cosmao Dumanoir d'aujourd'hui descendent de lui.

Ils eurent quatre enfants :

  • 1. - Henry Louis Cosmao Dumanoir (1867 - 1868);
  • 2. - Marcel Julien Cosmao Dumanoir (1868 - 1943) (voir la page qui lui est consacrée);
  • 3. - Berthe Marie Cosmao Dumanoir (1875 - 1900) qui épousa en 1894 Ambroise Arnaud (1856 - 1912) dont elle eut deux enfants :
    3.1 - Georges Arnaud (1896 - 1915), mort pour la France, sans postérité;
    3.2 - Paul Arnaud (1900 - 1902).
  • 4 - Maurice Edmond Cosmao Dumanoir (1879 - 1965) qui épousa en 1906 Magdeleine Marie de la Barrière (1884 - 1943) dont il eut un fils :
    Jacques Maurice Edmond Paul Cosmao Dumanoir (1907 - 1981) officier de marine puis cadre supérieur à l'Air Liquide, qui épousa en 1942 Guillemette Marie Edmée Balaÿ (née en 1917) dont les descendants aujourd'hui sont : Lebeaupin, Magnier, Castille, Touraille, Guastavino.

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